L’ESSENTIEL À SAVOIR

Si tu subis ou as subi des violences qui peuvent prendre différentes formes : violences physiques, attouchements, agressions sexuelles, harcèlement, insultes, … à la maison, à l’école, au centre de loisirs, dans la rue, sur les réseaux sociaux…, cette situation n’est pas normale.

 

Il est important d’en parler pour ne pas rester seul, même si on t’a demandé de ne rien dire. Tu peux te confier à une personne de confiance autour de toi (famille, ami, maître d’école, professeur, infirmier scolaire, médecin, …).

Si c’est trop difficile ou que cela implique un proche, sache qu’il existe des professionnels à qui tu peux te confier en toute sécurité, sans être jugé et gratuitement.

 

Tu peux pour cela appeler directement le 119 – Allô Enfance en Danger. 

Tu peux également contacter le 119 par écrit. Pour en avoir plus, tu peux consulter cette page : lien

 

Tu peux aussi contacter l’association d’aide aux victimes la plus proche de chez toi.

 

Ces professionnels pourront t’écouter, te rassurer, t’informer et t’accompagner pour que cette situation s’arrête.

 

Par ailleurs, pour ceux d’entre vous qui êtes ou pensez être témoins d’une de ces situations, que vous soyez un membre de la famille un camarade de classe, un professeur, un voisin, etc., même en cas de doutes, il est important que vous le signaliez en contactant ces professionnels par téléphone ou e-mail. Ils sauront vous apporter les conseils appropriés et répondre à vos questions.

Tu peux parler de ta situation à une personne de ton entourage en qui tu as confiance : un membre de ta famille, un ami, etc.

 

En cas de danger grave et immédiat, tu peux directement contacter les services de police ou de gendarmerie en appelant le 112, ou te rendre dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie. Ils interviendront le plus vite possible et t’aideront à te mettre en sécurité.

 

Mais tu peux aussi en parler avec des professionnels de confiance, gratuitement et en toute confidentialité. Même en cas de doute sur ce que tu vis, n’hésite pas à les contacter, tu trouveras toujours une écoute bienveillante et des conseils.

 

Tu peux pour cela appeler directement le 119 – Allô Enfance en Danger. Les écoutants sont joignables jour et nuit. L’appel est gratuit et invisible sur les factures de téléphone.

 

Tu peux également contacter le 119 par écrit. Un tchat est disponible pour les jeunes de moins de 21 ans. Si tu es sourd ou malentendant, tu pourras également trouver comment contacter le 119 en langue des signes française. Pour en avoir plus, tu peux consulter cette page : lien

 

Tu peux aussi contacter l’association d’aide aux victimes la plus proche de chez toi. Tu pourras échanger avec ces personnes par téléphone, par e-mail ou te rendre directement dans leurs locaux si tu le souhaites. Ils sauront t’informer et t’accompagner aussi longtemps que nécessaire.

Enfin, sache que tu peux aussi obtenir aide et conseils au sein de ton école, collège ou lycée notamment auprès de l’infirmier, de l’assistant social, du psychologue scolaire ou d’un professeur, si tu le souhaites.

Tu peux être témoin de violences (physiques, psychologiques ou sexuelles) exercées sur un autre enfant, ou recueillir sa confidence sur ce qu’il subit, et te demander ce que tu peux faire. Tu peux l’aider en l’encourageant à révéler les faits et éviter qu’il reste seul à ce moment. De la même manière que pour toi, tu peux aussi parler de sa situation à une personne de ton entourage, mais également à des professionnels de confiance.

Même en cas de doute, il t’est conseillé d’appeler le 119 ou l’association d’aide aux victimes la plus proche. Ces professionnels sont là pour t’écouter, en toute sécurité. Ils décideront ensuite des suites à donner et signaleront si nécessaire ces faits aux autorités.

Enfin, de manière générale, toute personne témoin de violences sur mineur ou soupçonnant un enfant en danger ou risquant de l’être doit signaler les faits, faute de quoi il peut être sanctionné par la justice (Code pénal : article 223-6 – Sanction pour non-assistance à personne en danger ; article 434-3 – Sanction pour non-révélation d’infractions sur mineur ou personne vulnérable).

Les informations permettant de préparer au mieux le temps pénal sont constituées par tous les éléments permettant de démontrer les violences subies.

  • Si tu as subi des violences sexuelles ou des violences physiques, il est important que tu te rendes chez un professionnel médical (infirmier de l’école, médecin ou à l’hôpital). Si ce n’est pas possible, des photos des éventuelles marques physiques sur ton corps peuvent être prises, et les objets, tels que des vêtements comportant des traces de ces violences, doivent être gardés intacts.

 

  • Si tu as reçu des SMS, des messages sur les réseaux sociaux ou des mails, il est important de les garder.

 

  • Si possible, note ce que tu vis (dates, lieux, faits, etc.) et ce que tu ressens dans un carnet ou sur ton téléphone si tu es le seul à y avoir accès (confidentialité du mot de passe).

 

Des outils sécurisés, spécialement conçus à cet effet (notamment en cas de harcèlement scolaire ou de discrimination), peuvent t’aider à conserver ces preuves : MEMO DE VIE

Contacte l’association France Victimes
la plus proche de chez toi

afin d’être écouté, obtenir des réponses à tes questions, être orienté et accompagné.

Liste des associations

Autres contacts

Quelques associations spécialisées dans la lutte contre la maltraitance aux enfants et la protection des mineurs victimes :

Ressources utiles

Quels sont les droits de l’enfant ?

 

Que se passe-t-il lorsqu’on appelle le 119 ?

 

Qu’est-ce que la maltraitance ? Pour plus d’informations :

 

Je suis un professionnel de l’Éducation nationale : conseils et préconisations pour la détection en milieu scolaire

Je suis un professionnel du domaine médical : les recommandations de la Haute Autorité de Santé en matière de détection (fiche mémo)

Je suis un professionnel et souhaite trouver des informations complémentaires : Observatoire National de la Protection de l’Enfance